mardi 18 novembre 2014

Deux prix du livre 2014 à Bois d'aviation

Michel Polacco 'écharpe blanche)  félicite Jean-Marie Ballu
(photo Elio Baino labo Pierre Fabre).
Invité du 14 au 16 novembre par le Festival des Etoiles et des Ailes à Toulouse pour dédicacer son livre "Bois d'aviation, sans le bois l'aviation n'aurait jamais décollé", Jean-Marie Ballu a reçu le Prix des Ailes "France Bleu" 2014 ; le président du jury, le journaliste Michel Polacco  bien connu dans le monde de l'aviation, a remis ce prix au cours de la soirée de gala du 15 novembre qui rassemblait 600 personnes dans la cité de l'Espace.

Par ailleurs à Paris, les associations des Vieilles Tiges et des Vieilles Racines ont donné le  21 octobre le Prix du livre aéronautique 2014, et ce à l’unanimité du jury présidé par Michel Armbruster.

Pour mémoire le label Centenaire 14/18 a déjà été accordé à ce livre par le Comité du Centenaire
(cf. ci-contre rubrique livres).

jeudi 30 octobre 2014

Une semaine en mer à bord de l'Hermione


Quelle chance de vivre fin octobre 2014, replongé en plein XVIIIe siècle à bord de l'Hermione, entre crachin et averses, soleil et coup de tabac, force 9 !
L'Hermione n'est plus une frégate en construction, elle appartient maintenant aux marins. Elle était depuis 17 ans en construction entre les mains habiles des charpentiers de marine et autres artisans du bois, la page est tournée, elle appartient maintenant aux marins avec lesquels, aujourd'hui émancipée, elle a quitté sa forme, vit et navigue...
mais revient vite dans son nid de Rochefort !


Cette semaine de fin octobre fut l'occasion pour l'Hermione, tout près des côtes anglaises, devant la cap Lizard, de faire pour la première fois depuis qu'elle a mis les voiles en septembre, ses premiers virements de bord "vent devant", parfaitement réussis ; pour un gréement à voiles carrées, ce virement est beaucoup plus complexe, que celui par vent arrière "lof pour lof". Il faut en effet s'appuyer sur les focs et misaine, qui vont aider à virer, puis brasser toutes les vergues, et voir les huniers se gonfler à contre avant d'être établis sur l'autre bord ; un instant la frégate peut même s'arrêter voir reculer avant de virer.
Le navire est très marin, rapide filant jusqu'à 11 nœuds et réagissant au premier souffle de vent, il tangue peu, et glisse dans l'eau sans guère de sillage, ses lignes sont parfaites et il ne traine pas d'eau. Un maître charpentier et un maître voilier sont en permanence à bord et plusieurs charpentiers sont devenus volontaires pour suivre l'Hermione dans sa nouvelle vie !

Même sous un fort coup de vent, force 8 à 9, il faut envoyer des hommes... dont 30 % de jeunes femmes ! dans la mâture pour carguer les huniers et perroquets, et ce avec des coups de gite très impressionnant mesurés à plus de 36 ° , soit 72 ° d'amplitude, très difficile pour les gabiers accroché dans la tempête à 45 m au-dessus du vide...là-haut ! Sous ce coup de tabac la frégate filait 6 nœuds avec seulement un foc, une voile d'étai et la misaine sous ris, soit seulement 12 %   de voilure sur les 2100 m2 de l'Hermione.

Lors des coups de tabac sous force 8, la batterie au niveau de la grand rue est envahie par des vagues, même par le côté au vent, mais cette eau s'évacue vite par les dalots, heureusement que les canons de 12, pesant 1,9 t, sont solidement arrimés... sinon ce serait un danger mortel pour l'équipage et le navire.



Les gabiers volontaires brassent des écoutes de 6 cm, grosses
comme des avant-bras, et ci-dessous prennent un ris pour
le coup de vent annoncé pour le lendemain (fin octobre 14).













































Et cette semaine d'essai se termine par une escale à Brest, l'Hermione s'amarre dans le port militaire de la Penfeld, au pied du château, devant les quatre bateaux écoles de la Marine Nationale (l'Etoile et la Belle-Poule, le Mutin et le plus petit, l'Hermine).
L'Hermione semble avoir toujours été là...


Pour plus de détails, voir les nouvelles éditions "Bois de Marine" (IDF)avec 18 pages de plus, et "L'Hermione, l'aventure de sa reconstruction" (Vagnon) avec 20 pages de plus à paraître respectivement au 29 novembre et 15 décembre 2014.



jeudi 16 octobre 2014

Des étoiles et des ailes, festival aérospatial des 13 au 16 novembre 2014 à Toulouse

Invité à présenter son livre "Bois d'aviation, sans le bois n'aviation n'aurait pas décollé", et à le dédicacer, Jean-Marie Ballu sera présent à Toulouse. (cf. la rubriques livres, lien ci-joint).

Premier salon littéraire national sur le bois et les forêts près de Nevers les 4 et 5 octobre 2014

Jean-Marie Ballu sera présent au salon Univerbois qui aura lieu ce week-end à Magny Cours, à la ferme du Marault (Mondial du Charolais) où il dédicacera ses livres (voir ci-contre en cliquant sur la rubrique livres).

jeudi 18 septembre 2014

7 septembre 2014, "Premier" départ de l'Hermione vers l'océan


L'Hermione, déjà un peu sous voiles, atteint l'Atlantique... et son mouillage devant l'Île d'Aix. Elle est si belle !


L'Hermione quitte Rochefort en saluant
la ville d'une bordée de ses canons
Le 7 septembre 2014, pour l'anniversaire de la naissance de La Fayette, "Premier" départ de l'Hermione qui quitte Rochefort, descend la Charente vers l'océan, et jette l'ancre devant l'Ile d'Aix et Fort Boyard.


Une foule énorme sur les quais de Rochefort devant la Corderie
ou tout le long de la Charente














En 1780, une frégate toute neuve, l'Hermione, descendait la Charente pour rejoindre l'océan.  Elle embarquait La Fayette qui allait porter aux insurgents américains la nouvelle de l'aide de Louis XVI et de la France.
Le 7 septembre 2014, 234 ans plus tard sa réplique historique, aussi neuve,  refait le même trajet.
Quelle émotion, cette foule énorme massée sur les quais de Rochefort et les rives de la Charente jusqu'à l'embouchure ! Enfin achevée après 17 ans de travaux sur sa coque et ses 1200 m3 de chêne, l'Hermione, a quitté sa cale sèche un 6 septembre, coïncidence, c'était le jour de naissance en 1757, de La Fayette,  il y a 257 ans.

 Sous le pont du Martrou...
Avant de descendre la Charente et pour pouvoir passer sous le pont moderne du Martrou au tirant d'air limité à 36 m avec ses mâts de 47 m, il a fallu rabaisser, en les faisant coulisser, les mâts supérieurs (mâts de perroquet et mâts de hune surmontant les 3 "bas-mâts"). Ainsi l'Hermione, "mâts calés bas"  a quitté Rochefort, cela lui donne provisoirement une allure moins aérienne que sa vraie silhouette (voir l'élégance de la hauteur normale sur la photo ci-dessous, pages du 20 juin 2014).

Impossible de louvoyer sur la Charente au cours trop sinueux, alors l'Hermione sort tracté...  par un remorqueur... à la place des "cordelles" de forçats qui devaient le faire au XVIIIe.
Plus d'un millier de bateaux en folie l'attendait à l'embouchure, sirènes hurlantes, à voile ou à moteur, et salués par les bordées des canons de l'Hermione. Puis elle s'est ancrée devant l'île d'Aix, le temps de "guinder" ses mâts pour leur redonner toute leur hauteur et leur élégance, et de "rider" (retendre aux maximum) tous les haubans ; alors L'Hermione,  entreprendra ses essais sous voiles dans le golfe de Gascogne avec des escales à La Rochelle, Bordeaux et Brest...
Puis en avril-mai 2015,viendra le grand départ vers les Etats-Unis sur les traces de son aînée.



1500 bateaux en folie attendaient dans un enthousiasme extraordinaire, pari réussi ! Un grand merci à l'Association Hermione La Fayette, ses adhérents, ses charpentiers de marine, ses gréeurs, et ses marins et ses volontaires !
 Pour plus de détails, voir les livres "Bois de Marine" et "l'Hermione l'aventure de sa reconstruction" évoqués dans ce blog ; une précision, ces 2 livres connaitront une nouvelle édition, revue et augmentée à mi-décembre, notamment très détaillée sur l'Hermione avec Vagnon, éditeur de marine.