mercredi 28 septembre 2022

Conférence à Bercé, Carnuta 72 : Histoire des forêts et des charpentes, marine ou cathédrale ND de Paris

Conférence le 30 septembre 2022 à 18 h 30, à Jupilles (72) au musée de Carnuta en forêt de Bercé sur "Histoire des forêts françaises, des charpentes de marine à celle de la cathédrale ND de Paris". Sur la base du livre "Histoire des forêts française, de la Gaule chevelue à nos jours", le conférencier, nous raconte comment, depuis deux millénaires, les défrichements ont laissé une forêt en lambeaux. Notre forêt a été préparée pour apporter aux hommes les bois de feu et de charpente pour la construction de ses habitations, des châteaux et des cathédrales. La construction des charpentes de nos vaisseaux comme celle de nos cathédrales à partir de grands fûts de chêne est proche. La restauration de la charpente de Notre Dame de Paris sera évoquée.
Les rois de France comme le clergé ont eu un rôle important dans l’histoire de nos forêts, avec des conflits de pouvoir entre le roi et le clergé ; ce dernier est devenu le premier propriétaire de forêts. La forêt connait un point bas au tout début du XIX° siècle, avec une prise de conscience politique de la nécessité de mieux protéger et gérer nos forêts. La « Renaissance forestière » se fera à partir de 1824. Aujourd’hui notre forêt a doublé de surface et est plus riche en volume sur pied et en carbone stocké qu’elle ne l’a jamais été avec la conversion des taillis et taillis-sous-futaie en futaie porteuse de bois d’œuvre, et avec la restauration des forêts de montagne et la création du Fonds Forestier National. Les glaciers fondent, le niveau des océans monte ; face au réchauffement climatique et aux évolutions du monde, les experts redécouvrent les bienfaits de la forêt et du bois et partout appellent au reboisement. L’homme réalise soudain qu’il a trop défriché, mais en France, depuis déjà deux siècles, la forêt progresse.

jeudi 7 avril 2022

#Histoire des forêts françaises, Conférence à #Tronçais le 30 avril 2022 avec la #SAFT (Allier)

Jean-Marie Ballu continue ses conférences dans différentes régions forestières. La prochaine se tiendra à Tronçais (Salle de Valigny, pays de Tronçais) avec projections le samedi 30 avril 2022 à 17 heures 30. Elle porte sur l' Histoire des forêts françaises, de la Gaule chevelue à nos jours. en survolant et s'appuyant sur le livre éponyme. Ce livre tout récent est déjà en réédition. Il évoque l'évolution de la forêt française au cours des siècles, les grandes périodes de défrichement ont laissé une forêt en lambeaux. Les droits d'usage accordés aux populations par les seigneurs ou les abbayes ont entraînés des surexploitations. Il raconte aussi les conflits de pouvoir entre le roi et le clergé devenu premier propriétaire de forêts, et les déboisements menant au point bas de la forêt française. La "Renaissance forestière" se fait à partir de 1824, accompagné du rôle ingrat dévolue aux gardes forestiers pour protéger la forêt contre tous les abus de surexploitation, de défrichement, de surpaturage ou de vol de bois... Aujourd'hui notre forêt a doublé de surface depuis 1830, elle se porte bien, et est plus riche en volume sur pied et en carbone stocké qu'elle ne l'a jamais été. Mais quel avenir lui réserve l'histoire ? Son rôle est reconnue aujourd'hui, notamment par le GIEC, comme indispensable à la planète par sa capacité de stockage du carbone, d'épuration de l'atmosphère et da production de bois, le meilleur écomatériau. Elle mérite toute notre attention et protection. Cette conférence sur l'Histoire des forêts est organisée par la Société des Amis de la Forêt de Tronçais, la SAFT, à laquelle vous pouvez vous adresser.

samedi 26 février 2022

Conférence #histoire des #forêts à l' #Université du Temps Libre de #Vendôme

Jean-Marie Ballu présente une conférence avec projections le mardi 1 er mars 2022 à 14 heures 30, à la demande de l'Université du Temps Libre de Vendôme. Il s'agit de l'ouverture d'une session "Bois et forêt", cycle de 9 conférences sur la forêt ; cette ouverture porte sur l' Histoire des forêts françaises, de la Gaule chevelue à nos jours. en survolant et s'appuyant sur le livre éponyme. Ce livre tout récent est déjà en réédition. Il évoque l'évolution de la forêt française au cours des siècles, les grandes périodes de défrichement ont laissé une forêt en lambeaux. Les droits d'usage accordés aux populations par les seigneurs ou les abbayes ont entraînés des surexploitations. Il raconte aussi les conflits de pouvoir entre le roi et le clergé devenu premier propriétaire de forêts, et les déboisements menant au point bas de la forêt française. La "Renaissance forestière" se fait à partir de 1824, accompagné du rôle ingrat dévolue aux gardes forestiers pour protéger la forêt contre tous les abus de surexploitation, de défrichement, de surpaturage ou de vol de bois... Aujourd'hui notre forêt a doublé de surface et se porte bien, elle est plus riche en volume sur pied et en carbone stocké qu'elle ne l'a jamais été. Mais quel avenir lui réserve l'histoire ? Cette conférence sur l'Histoire des forêts est organisée par l'UTL dans les Grands greniers de l'Abbaye à proximité immédiate du grand clocher, au centre de Vendôme.

lundi 10 janvier 2022

l'#Hermione en #radoub à #Bayonne.

En complément à l'article précédent du 3 octobre 2021 (visible ci-dessous) les 2 photos présentée, prises à Rochefort, montrent la localisation de la zone touchée à l’extrême arrière bâbord et juste sous la ligne de flottaison en partie basse - assez en arrière du propulseur et à sa hauteur et ce jusqu'à l'étambot. La zone ouverte pour l'expertise est d'environ deux mètres carrés mais elle pourra être étendue. La frégate, dont la construction avait débuté il y a 25 ans, a été mise à l’eau le 6 juillet 2012, il y a dix ans, et a fait sa grande traversée en 2015. L’Hermione est depuis le 20 septembre 2021 dans la cale sèche d’Anglet, du port de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).
L'avarie est sérieuse mais porte sur une zone pour l’instant apparemment limitée. Là où les bordages de la coque viennent se pincer sur la quille et sur l’étambot et presque verticalement, les filets d’eau passant ensuite sur le gouvernail (safran). Ce pincement est permis par les varangues acculées ou très acculées (en V fermé), juste au-dessus du massif d’étambot. Les détails de la charpente sont visibles sur le modèle au 1/18ème de Jean Thomas, ébéniste et historien à Rochefort. Cet endroit est très peu accessible ce qui pourrait expliquer de l'eau stagnante et des dégâts. En dessous, le "massif d'étambot" en revanche est réalisé en plein, sans vide, en pièces de chêne massif très ajustées ; il relie, avec la "courbe d'étambot", les quilles superposées et l'étambot qui porte le gouvernail. Le responsable de la pourriture semble être un champignon, le « Donkioporia expansa » dont le développement est lié à des conditions de température et à un manque d’aération et évidemment à l’humidité et l’obscurité. Au-delà de la zone des pourritures constatées, des précautions seront à prendre pour éviter toute contamination des secteurs sains par des spores dormantes de ce champignon. Un traitement pourrait être envisagé. Les travaux pourraient s’élever de 2 à 3 millions d’euros. Une ouverture au public, comme aux escales et évidemment à son port d'attache Rochefort, a déjà permis d’accueillir à Bayonne plus d'un millier de visiteurs dans ce véritable musée… provisoirement en cale sèche. Les travaux devraient démarrer fin-janvier après réception des dernières expertises en cours et la réponse aux appels d’offres lancés auprès des entreprises et des charpentiers de marine. Nous souhaitons une bonne année 2022 à l’équipe de l’Association Hermione –La Fayette, aux charpentiers et évidemment à la frégate Hermione.

mercredi 24 novembre 2021

"Bois de musique" pour vos cadeaux de fin d'année

Un livre pour les amateurs de musique, les luthiers et autres facteurs et amoureux des bois. Un livre épuisé, aujourd'hui -en novembre 2021- réédité pour les fêtes de Noël après actualisation. Le bois a non seulement permis la construction de presque tous nos instruments de musique, mais au-delà il a façonné notre art musical occidental depuis le Haut Moyen-Age. Forestiers et luthiers concourent à la naissance d’un bel instrument, qui se contemple autant qu’il s’écoute, car l’artisan sait sublimer en table d’harmonie, en fond ou en archets… les mailles miroitantes, les dessins ondés de l’érable, les cernes fins de l’épicéa. L’auteur a fait une grande partie de sa carrière à l’Office National des Forêts avant de la terminer comme président de la section Nature, forêt, paysages du ministère de l’agriculture. Dans sa même collection et chez le même éditeur, il a aussi écrit Bois de marine, ouvrage primé par l’Académie de Marine en 2001 et Bois d'aviation, prix du Livre aéronautique et Prix des Ailes 2014 (Toulouse, Aérospatiale, France Bleu), il récidive et revient avec le présent livre sur l’aventure des Bois de musique de la forêt jusque chez le luthier. Référence éditeur : Centre National de la Propriété Forestière, tel 01 47 20 68 39. www.cnpf.fr idf-librairie@cnpf.fr

vendredi 15 octobre 2021

Histoire des #forêts depuis la #Gaule-chevelue, conférence au chateau de Chamerolles avec la Société des Amis de la Forêt d'#Orléans, le 24 octobre 2021

Jean-Marie Ballu présente une conférence avec projections le dimanche 24 octobre 2021 à 15 heures, à la demande de la SAFO, Société des Amis de la Forêt d'Orléans sur le thème même du livre éponyme : Histoire des forêts françaises, de la Gaule chevelue à nos jours. Ce livre tout récent est déjà en réédition. Il évoque l'évolution de la forêt française au cours des siècles, les grandes périodes de défrichement ont laissé une forêt en lambeaux. Les droits d'usage accordés aux populations par les seigneurs ou les abbayes ont entraînés des surexploitations. Il raconte aussi les conflits de pouvoir entre le roi et le clergé devenu premier propriétaire de forêts, et les déboisements menant au point bas de la forêt française. La "Renaissance forestière" se fait à partir de 1824, accompagné du rôle ingrat dévolue aux gardes forestiers pour protéger la forêt contre tous les abus de surexploitation, de défrichement, de surpaturage ou de vol de bois... Aujourd'hui notre forêt a doublé de surface et se porte bien, elle est plus riche en volume sur pied et en carbone stocké qu'elle ne l'a jamais été. Mais quel avenir lui réserve l'histoire ? Cette conférence sur l'Histoire des forêts est organisée au chateau de Chamerolles avec le soutien du Département du Loiret et de la commune de Chilleurs-aux-Bois. Pour tout renseignement : 02 38 39 84 66 (Château de Chamerolles).

dimanche 3 octobre 2021

#L'Hermione en cale sèche dans la forme de #radoub de #Bayonne. Une avarie.

Une forme de radoub rénovée pour accueillir une frégate à radouber ! Toujours sous les ordres de Yann Cariou, l'Hermione est entrée fin septembre 2021 dans la forme de radoub du port de Bayonne, appartenant à la région Nouvelle-Aquitaine. La mise ainsi au sec de la coque de l'Hermione, est la seule façon de pouvoir vérifier l'état de ses oeuvres vives, ses parties immergées... et de faire le diagnostic précis d'une faiblesse potentielle repérée babord arrière, sous la ligne de flottaison. Il semblerait qu'il s'agisse d'une attaque de champignon.L'opération a commencé le 16 septembre, accosté à un quai, par l'allègement du navire avec la dépose des 75 tonnes de ses canons, affûts compris, et des 220 tonnes de lest -gueuses de fonte et pavés- en fond de cale. Mais il faudra tout remettre en place, bientôt si possible ! La frégate sera cependant visitable sur place, on espère en principe dès la Toissaint, en attendant de reprendre la mer ou de revenir à son port de Rochefort.
l’Association Hermione - La Fayette peut maintenant définir l'ampleur des travaux à faire et le calendrier de ceux-ci. Après la dépose des mâts, il faudra aussi procéder à celle des bas-mâts, et l'Hermione sera nue... Les experts - le cabinet d’étude Yacht Concept, le charpentier Asselin et Angebault- vont définir avec l’association Hermione – La Fayette ce chantier d’envergure. Après sa mise à flot en 2012, voilà 9 ans que l'Hermione est sur l'eau, le temps est venue une grande revue. Pour mémoire, le livre "L'Hermione, l'aventure de sa reconstruction" raconte par le menu toute son épopée.

lundi 20 septembre 2021

le "Chasse-marée" revient sur le bois de marine

Avec un long article de 10 pages, sous le titre "Chercheur de bois en forêt avec Thierry Juliot", le Chasse-marée, n° 322 d'août-septembre 2021 revient sur la construction navale traditionnelle, le bois de marine et la difficulté de sa recherche. Il évoque évidemment le livre "Bois de Marine" primé par l'Académie de Marine. Ce livre a été réimprimé une fois puis réédité et augmenté à trois reprises. Il est en effet incontournable en ce domaine. Il évoque aussi le livre "Hermione, l'aventure de sa reonstruction" également réédité et augmenté avec la relation des premiers voyages de la frégate affrontant ses premières tempêtes. Il a été primé en 2015 par l'Académie des sciences, belles lettres et arts de Bordeaux. Plongez-vous dans ce numéro du Chasse-marée qui s'adresse aussi aux forestiers pour leur faire réserver les chênes tors aptes à la construction navale. Pour plus de détails, voir les articles précédents de ce blog (colonne de droite).

samedi 5 décembre 2020

Offrir des livres pour les fêtes, la beauté du bois

Le confinement a été terrible pour les libraires et les éditeurs, alors pourquoi pas offrir des livres pour Noël et la Saint-Sylvestre. La lecture permet de rester bien au chaud, confiné chez soi, et de voyager en pensée dans les                                bois... ou en mer !

Après une longue période difficile pour les éditeurs et les libraires, permettez-nous d'évoquer des livres de collection, catégorie "beaux livres", toujours disponibles.

Rappelons enfin la récente parution du livre "Histoire des Forêts Françaises, de la Gaule chevelue à nos jours", de trois experts forestiers reconnus.  
Il porte sur deux millénaires d'évolution de notre forêt ; il est préfacé par le célèbre historien Emmanuel de Waresquiel.
Il devrait intéresser  tous les passionnés de forêt, de nature, d'écologie et d'histoire, comme ceux qui vivent dans, avec ou de la forêt.

L'éditeur en est le CNPF-IDF (Institut pour le Développement Forestier du Centre National de la Propriété Forestière). 

Bonnes fêtes avec nos sentiments les meilleurs et dévoués à la forêt et au bois !

Les titres (en format 24x30 cm) :
Bois de Marine : 172 pages ; 35 €.
Bois d'aviation : 192 pages ; 37 €
Bois de musique :152 p. ; épuisé... mais pas l'auteur !
Histoire des forêts françaises : 240 pages ; 37 €.

Et en format 15x22 ou 17x24.
250 réponses aux amoureux de la forêt : 280 p. 25 €.
L'Hermione : 190 pages ; 20 €.
et sa version en anglais, La Fayette's liberty ship of 1780
152 pages soldée à 9 €.

Frais de port : 1 ou 2 ex : 7,50 € et 3 à 9 9,50 €.

Ces livres peuvent être commandés au CNPF 
tel 01 47 20 68 39 ou  idf-librairie@cnpf.fr   
ou dans les bonnes librairies (FNAC, Amazon...).                         et soldé à 9 €, La Fayette's...






mercredi 30 septembre 2020

#AFEF, actualités, actions en cours. Rapport #Cattelot et #bioéconomie, #Claude Roy.. Conférence du 24 septembre 2020. Editorial n°2

#AFEF, actualités, actions en cours. Rapport #Cattelot et #bioéconomie, #Claude Roy.. Conférence du 24 septembre 2020. Editorial n°2

 En préambule à la conférence bioéconomie du jour

Nathalie, Jean-Marie et Claude Roy /Photo P Lacroix

, différents sujets ont été évoqués.

1       Les activités récentes de l’AFEF

ND de Paris : Après le drame de Notre Dame de Paris du 15 avril 2019, l’AFEF avait réagi immédiatement ; puis à de nombreuses reprises elle a traité de la restauration à l’identique en chêne de sa charpente, acquise semble-t-il depuis le 10 juillet 2020. Mais les travaux prennent et ont déjà pris plusieurs mois de retard (retrait de l’échafaudage) en partie à cause du coronavirus.

L’actualité des « arbres de Noël » ; l’AFEF a encore été l’une des premières à réagir, le 12 septembre 2020, contre la décision dérisoire et punitive du nouveau maire de Bordeaux de suppression des « sapins morts de Noël », ignorant que le sapin vert est symbole de joie et de vie éternelle.  L’extension du raisonnement aux salades et fleurs coupées, a permis d’aider à contrer la volonté illusoire de développer la construction en bois… sans couper un arbre. Cette idéologie déplacée a été largement rejeté par les médias et l’opinion. Dans ce texte (cf. articles précédents ci-dessous du blog) nous avons tenu à rappeler que les forestiers sont les précurseurs sérieux d’une écologie véritable. 

Dans le même ordre de réflexion, notre éditorial du 18 mai dernier (cf. articles précédents du blog) rappelait sous le titre « en 2020, reprise, relance et ou opportunité d’une vraie transition pour la forêt et le bois » qu’il faut souvent un grand choc (comme celui mondial du coronavirus) pour engendrer un vrai changement et donner une vraie place à la forêt et au bois. Notre filière ne doit pas être oubliée dans la relance et la transition écologique en cours. Il a été largement diffusé aux ministres et aux parlementaires des groupes forêt, et en particulier à Mme Cattelot qui a le 5 juin, auditionné votre président dans le cadre de sa mission.

L’actualité ; le rapport de la députée Anne-Laure Cattelot vient de paraître. Elle l’a adressé immédiatement à l’AFEF et nous l’en avons remercié « Nous allons l'étudier avec beaucoup d'intérêt». En première lecture, après une compilation d’informations bien sourcées sur la forêt et la filière, le rapport fait des propositions intéressantes, néanmoins, certains de nos membres ont déjà écrit relevant notamment que la limitation des coupes rases à 2 ha, malgré une petite soupape, est assez incompatible avec le désir de tripler la mobilisation du bois.  Les concessions politiques faites à certains ne vont peut-être pas dans le sens de la survie, ou du développement économique de la filière.

En cette nouvelle période pré-électorale, nous devons veiller à ce que certaines positions ou surenchères idéologiques ne soient pas au détriment de la forêt et du bois. Sans conclure, restons prudents, l’AFEF attend les avis de ses membres sur ces propositions.

Depuis, 4 organisations professionnelles dont FBF et FBIE, ont salué le 21 sept. ce travail et ses propositions, dont la reprise des plantations ; elles espèrent une mise à l’agenda du Gouvernement.

2 La conférence du jour, la « bio économie »

Une excellente réunion conférence le 24 septembre avec Claude Roy, ingénieur général honoraire des Ponts des Eaux et des Forêts et président-fondateur du Club des Bioéconomistes, brossant un panorama de la place du végétal et du bois dans le développement futur, allant du nucléaire, au solaire et à l’hydrogène. On y a évoqué la bio économie en général et l’économie forestière en particulier, les conditions de la protection simultanée de la nature, en équilibre avec la protection de la biodiversité…

Des vérités, des propos parfois décapants suivis d’échanges de très haut niveau grâce à l’exceptionnelle addition des compétences et expérience des actuels ou anciens dirigeants de la filière forêt-bois présents. Le rapport Cattelot a été évoqué mais les 2 ha de coupes rases ont été considérés comme posant problème.

C’est l’une des caractéristiques de l’AFEF, permettre des échanges constructifs dans une vraie liberté d’expression en toute courtoisie. Les membres ont reçu son exposé et un compte-rendu détaillé sera prochainement donné sur le site.

3 le futur

Comme les réunions deviennent impossibles, limitées à 10 personnes, le coronavirus impose à l’AFEF comme à d’autres, de réfléchir à poursuivre notre rôle de club de réflexion et nos échanges constructifs, voire nos AG, en faisant évidemment appel notamment aux courriels, blog et visio-conférences. Notre Secrétaire Général et notre commission de communication y ont été sensibilisé et y réfléchissent.

L’AG du 24 mars 2020 n’a pu se tenir du fait du confinement. Elle devait être reportée en novembre mais du fait de la décision gouvernementale du 23 septembre, nous vous proposerons prochainement la meilleure solution vu les circonstances.

Jean-Marie Ballu

mercredi 16 septembre 2020

Le sapin de Noël, un symbole du vert

 Comme président de l'AFEF, voici le communiqué que j'ai adressé dès le 12 sept. 2020. 

Pourquoi le maire de Bordeaux veut-il tuer notre traditionnel sapin, symbole du renouveau de la vie, en refusant d’ériger ce qu’il qualifie sinistrement « d’arbre mort de Noël » ? Il est pourtant un parfait symbole « vert » de l’éternité. L’arbre de Noël  est une tradition ancienne qui apporte la joie et ne fait de mal à personne.

L’AFEF estime que s’en prendre à cet arbre symbole pour le tuer, est dérisoire.

Pourquoi le nouveau maire de Bordeaux veut-il tuer le sapin de Noël ?

Contrastant avec une nature dénudée, triste et en repos hivernal, depuis la période romaine les végétaux à feuilles persistantes, houx, chêne vert ou résineux, symbolisent la vie éternelle, le renouveau de la vie et la force ; ils ornaient ainsi le front des vainqueurs.

Le sapin est un symbole d’éternité païen très ancien. Le missionnaire Saint Colomban, qui érigea en l’an 590 le monastère de Luxeuil (Vosges du Sud, Haute-Saône), christianisa avec une croix et de nombreuses lanternes apportées par la population pour l’illuminer, un vieux sapin, objet d’un ancien culte païen, culte de l’arbre développé en particulier par les Scandinaves et les Germains.

Décoré de pommes rouges, le sapin notamment célébré lors du solstice d’hiver était l’arbre du paradis et on le mentionne en 1510 en Lettonie et en 1521 à Sélestat. C’est en Alsace et dans les Vosges que semble remonter la pratique d’aller chercher en forêt un beau sapin pour décorer la ville.  Au XVIIe siècle déjà, les aubergistes de Mulhouse décoraient leur façade de branches de sapin prélevées dans la forêt voisine du Tannenwald (délibérations de 1667 et 1680).

Aujourd’hui, l’arbre de Noël est une façon d’amener une partie de la forêt au cœur des villes pour la présenter aux urbains. A plusieurs reprises les forestiers comme les agriculteurs ont aussi su présenter des champs de blé et de petites parcelles de forêt aux centres des villes comme sur les Champs-Elysées.  C’est simplement une bonne communication pour sensibiliser les citadins à la nature.

L’Association Française des Eaux et Forêts (AFEF) estime que vouloir supprimer le symbole de l’arbre de Noël est inutilement punitif, il vaudrait mieux se préoccuper des difficultés de la filière forêt-bois et de la survie des forêts attaquées par la sécheresse et certains insectes.

Les forestiers font partie des plus anciens protecteurs de la nature et véritables écologistes ; ils sont heureux de pouvoir présenter aux citadins des échantillons de vraie nature, des confettis de forêt, en attendant qu’ils aient l’occasion de se ressourcer dans la forêt même. Dans un monde de plus en plus minéralisé et urbanisé, mettre une touche de vert joyeux avec les arbres de Noël participe à la communication pour la connaissance et la protection des forêts.

L’Edit de Brunoy de Philippe VI de Valois en 1346 édictant que les coupes de bois doivent être réglées de façon à se soutenir perpétuellement pose parfaitement les fondements de la gestion soutenable, depuis organisée par des aménagements ou des plans de gestion qui préservent pour l’avenir nos forêts ; la plupart sont certifiées PEFC.

Quant aux arbres de Noël, épicéas sapins (blancs ou de Nordmann) ils sont pour l’essentiel plantés et cultivés hors forêt à cet effet, en milieu agricole (plus de 5 millions par an). Seuls les quelques rares grands sapins sont prélevés en forêt avec précaution et sans aucun dommage.

Avec le feu dans la cheminée réchauffant l’ambiance, l’arbre de Noël est un symbole de joie et de la magie de Noël mais aussi de lutte de la forêt contre la pollution et le réchauffement climatique. Pensons à la joie des enfants et ne soyons pas punitifs.

On ne peut vouloir utiliser un maximum de bois, matériau renouvelable et écologique essentiel, dans la construction de nos maisons, dans l’ameublement et dans le chauffage durable des logements et ignorer naïvement que ce bois provient d’un arbre coupé. Couper des arbres fait partie du cycle normal dans la nature, comme récolter son blé, mais à condition de gérer de façon soutenable nos forêts comme c’est le cas en France.

Le nouveau maire de Bordeaux a décidé de supprimer le traditionnel arbre de Noël des places de la ville car « il ne veut pas présenter un arbre mort de Noël». Préfère-t-il ériger un arbre en plastique ? Ces sapins en plastique polluant sont malheureusement proposés mais ne sont plus qu’une fausse image de la nature. Ce concept de l’arbre mort relève de la même vision que ne plus couper une salade. Il lui faut aller plus loin et interdire aussi les marchés aux légumes fraichement tués et aux fleurs coupées, ces dernières également preuve d’amour et source de joie... La mort est pourtant le sort inéluctable de tout être vivant.

Il tente d’argumenter « il est trop couteux de faire traverser la France et d’ériger ces grands sapins ». Bordeaux est au cœur de l’Aquitaine, région très forestière, et refuser l’arbre de Noël est un affront fait à sa Région et à ses habitants. Car des résineux - sapins, épicéas,  douglas, etc. – existent aussi à bien moindre distance. Solution de repli, si c’est vraiment un problème de coût, ériger un beau pin maritime d’âge moyen au port encore conique, serait un sympathique symbole des Landes.

Même les plus petites communes rurales savent trouver à proximité et à très faible coût leur arbre de Noël et le mettent en place avec leur service technique pour la joie de leur population.

L’AFEF estime que s’en prendre à cet arbre symbole pour le tuer, est triste et bien dérisoire.

AFEF, jmb 12 septembre 2020.

vendredi 5 juin 2020

Jean-Marie Ballu auditionné par Anne-Laure Cattelot, députée en mission forêt-bois


Le vendredi 5 juin 2020, et dans le cadre de sa mission forêt-bois, Madame la Députée Anne-Laure Cattelot a auditionné Jean-Marie Ballu, le président de l'AFEF.

Cet entretien d'une heure en télé-travail, en présence de Michel Hermeline, a permis d'évoquer différents problèmes de la filière.


Ce fut l'occasion pour Jean-Marie Ballu de rappeler la tenue le 26 septembre 2016 d'un colloque de l'AFEF au Sénat intitulé "Pour un essor de la filière forêt-bois" ; il avait rassemblé 250 professionnels de la filière. Il a fait l'objet du document "Acte du Colloque (encore disponible à la librairie de l'IDF/CNPF). Le Conseil d'administration de l'AFEF en avait tiré en mars 2018 "10 propositions pour un essor de la filière forêt-bois" adressées au Président de la République et aux différents ministères et parlementaires concernés (cf. articles antérieurs sur le même site).


Jean-Marie Ballu a aussi évoqué le "Rapport Puech", commande du Président de la République, remis le 6 avril 2009 sous le titre "Mise en valeur de la forêt française et développement de la filière bois". Ses propositions restent largement d'actualité ; pour mémoire il avait été suivi d'une douzaine de décrets et arrêtés pour la filière.

Lors de cet entretien ont été également évoqué le récent rapport de la Cour des comptes et les propositions conjointes de différentes associations de protection dont l'UICN et FNE.

Jean-Marie Ballu a rappelé son éditorial du  18 mai (cf article précédent) qu'il avait déjà adressé à Madame la Députée Anne-Laure Cattelot évoquant, dans la cadre des circonstances actuelles et post-conoravirus, les mesures à prendre. Il a estimé que le rapport imminent -fin juin- de Madame Cattelot en sera d'autant plus attendu. De plus le Président de la République et le ministre de l'économie insistent déjà sur une "relance verte".
La nécessaire transition écologique déjà largement envisagée connaitra-t-elle une accélération faisant une vraie place à la forêt et au bois ou sera-t-elle noyée dans le réalisme économique d'une période à venir très délicate ; la forêt et le bois, dont le rôle dans la lutte pour la planète et contre le réchauffement climatique sont parfaitement reconnus, sont hélas trop souvent mis en attente devant les urgences économiques et de l'emploi.

Il a été convenu que le président de l'AFEF restait à la disposition de Madame la Députée en mission.

samedi 7 mars 2020

#Notre-Dame de Paris, sa #forêt et le peu de #chêne nécessaire. Les #Compagnons charpentiers


Pour montrer  la charpente de Notre-Dame de Paris et pouvoir la refaire à l'identique en bois, deux fermes étaient présentées au Salon de l'Agriculture de février 2020. Il fut écourté d'un jour. 
Au Grand-Palais seront présentés 2 fermes et, intercalés, 5 "Chevrons-formant-fermes" réalisés par les "Compagnons du devoir et du Tour de France" (apprentis des ateliers de Gennevilliers), voir schéma ci-dessous.

Il avait déjà été présenté au Salon des maires en novembre 2019 et devrait être à nouveau remonté au Grand-Palais du 4 au 16 avril au "Forum bois construction". Cet élément de charpente a été econstruit à titre démonstratif à l'échelle 3 / 4 pour pouvoir entrer dans ces halls d'exposition... sauf le Grand-Palais qui aurait pu l'accueillir en taille réelle...
Le grand public, du parisien à l'étranger, trouverait magnifique de voir, ou revoir comme il y a 8 siècles, des maitres charpentiers et des compagnons tailler ces fermes, ou une partie, à la doloire et l'herminette, sur le parvis même. Quelle démonstration pour le public qui ne manquerait pas de s'y précipiter et d'y revenir suivre l'avancement du chantier ! France-Bois-Forêt et son président Micchel Druilhe ont organisé ces présentations et prévu avec les forestiers publics et privés, le don des 1200 chênes nécessaires et, avec les professionnels, le sciage gracieux des bois pour refaire à l'identique cette charpente. C'est en juin-juillet que l'on devrait connaître les conditions techniques et les impératifs de la reconstruction.


Yann Arthus-Bertrand, parrain de l'association "restaurons Notre-Dame" en bois, à l'invitation de Pascal Jacob, déclarait le 24 octobre 2019 "la charpente de Notre-Dame de Paris ne peut qu'être reconstruite en bois" c'est-à-dire en ce chêne, si abondant de nos forêts françaises.


La quantité de bois nécessaire est la même que celle de l'Hermione, c'est-à-dire une goutte d'eau pour notre forêt (cf. notre article du 30/04/19  et nous reviendrons sous peu sur ce point).
Photos de détails beauté des assemblages par tenons et mortaises , et, à droite, par "tenon traversant claveté". 
De véritables sculptures sur bois !




mercredi 19 février 2020

#Histoiredesforêtsfrançaises au #salon international de l'agriculture Porte de Versailles. #Histoire #Forêt


Le livre "Histoire des forêts françaises, de la Gaule chevelue à nos jours" , sera présenté au Salon International de l'Agriculture sur le stand de France-Bois-Forêt (Hall 4, stand B 140) qui se tiendra du 22 février au 1er mars 2020 à la Porte de Versailles à Paris. 
Des rencontres avec les auteurs y sont programmées les 28 et 29.

Jean-Marie Ballu et Georges-André Morin, à l'invitation d'Antoine d'Amécourt, président de la Fédération des forestiers privés de France, Fransylva, seront au Salon International de l'Agriculture pour présenter le livre "Histoire des forêts françaises, de la Gaule chevelue à nos jours" . Ils seront présents, ensemble ou à tour de rôle, pour rencontrer les lecteurs et éventuellement dédicacer les vendredi 28 et samedi 29 février de 14 h à 16 h.

Après une diffusion sur catalogue et une vente par correspondance qui a connu un très bon succès depuis début décembre 2019, à sa sortie d'imprimerie, le livre est maintenant accessible dans toutes les bonnes librairies et bien sûr au CNPF, 47 rue de Chaillot (Paris), ou par exemple aussi au Musée de la Chasse et de la nature, 60 rue des Archives, Paris 3.
Il devrait compter et figurer dans les bibliothèques de tous nos amis forestiers ou amoureux de la nature.
Pour plus de détails sur le livre, cf. articles précédents du 25 novembre et 24 décembre (voir ci-dessous).

mardi 24 décembre 2019

#Histoiredesforêtsfrançaises, soirée de #lancement du livre du professeur #Huffel à #Nancy #Forêt


Une belle soirée de lancement du livre "Histoire des forêts françaises, de la Gaule chevelue à nos jours" en cette veille de Noël. Le monde de la forêt et du bois était réunis le 19 décembre à la Maison de la chasse et de la nature, rue des Archives à Paris. Les discours de Philippe Dulac, président de la Fondation François Sommer, d'Antoine d'Amécourt, président de Fransylva et du CNPF (éditeur du livre préfacé par Emmanuel de Waresquiel), et de Michel Druilhe, président de France-Bois-Forêt, ont évoqué la genèse de ce livre et en marquèrent tout l'intérêt.  De très nombreuses personnalités étaient présentes et notamment René Souchon, ancien ministre de la Forêt.


Philippe Dulac, au centre, en discussions
avec René Souchon et son épouse.
Michel Druilhe, président de FBF, montra par de nombreuses références aux pages du livre, qu'il l'avait vraiment analysé et partageait nombre des éléments et courbes présentées, omme celle des surfaces forestières jouant à contre-sens de l'évolution de la population, ou celle dites de Varenne de Fenille sur l'optimum de des accroissements des arbres.
.Après les discours officiels, ce fut le moment de la "rencontre avec les auteurs".
Jean-Marie Ballu, en rappelant les liens forts entre la forêt et la grande faune qui y vit, remercia tout d'abord très sincèrement Philippe Dulac, Antoine d'Amécourt, Michel Druilhe et Myriam Legay, directrice d'AgroParisTech, elle retenue à Nancy par une soutenance et par les difficultés des transports. Puis il expliqua la conception et l'architecture du livre. La première partie résume cette histoire, la partie centrale reprend le cours de 1925 du professeur Huffel -de la période romaine à 1791- complété de nombreuses explications et commentaires, et la troisième traite des deux derniers siècles ; à noter la Restauration des Terrains en Montagne et ses 400 000 ha de reboisements, et le gros million d'ha de plantations du Fonds Forestier National, véritable instrument d'une vraie politique forestière, créé sous l'impulsion du général de Gaulle.
L'ensemble du livre est éclairé d'une importante iconographie.
G-A Morin. Cliché P. Jacob
Jean-Marie Ballu évoqua aussi quelques anecdotes sur le rôle des forêts du clergé, sur les très nombreux droits d'usages "cantonnés", largement à l'origine des forêts communales. Il évoqua aussi la forte érosion des recettes des forêts au cours des siècles : sous Saint-Louis, elles représentaient le quart du budget de la Couronne ; on en réverait aujourd'hui ! ce fut le motif principal de l'opposition constante du peuple à toutes les atteintes au domaine royal, source d'augmentation de la pression fiscale, d'où l'interdiction sacrée d'aliéner les forêts royales puis domaniales !
MM. d'Amécourt, Ballu, P. Dulac et Morin

Georges-André Morin avec sa verve et son brio habituel promena ll'assistance dans la grande et petite... histoire de France en lien avec celle des forêts, évoquant Chateaubriand, Paul Valéry, Poincaré et Georges Dangon... et l'emmena aussi dans moults chemins de traverses... forestiers.

Ce livre, accessible dans toutes les bonnes librairies et au CNPF, 47 rue de Chaillot (Paris) devrait compter et figurer dans les bibliothèques de tous nos amis forestiers ou amoureux de la nature.
Pour plus de détails sur le livre, cf. article précédent du 25 novembre (voir ci-dessous).






lundi 25 novembre 2019

Histoire des forêts françaises, de la Gaule chevelue à nos jours. Deux millénaires d'histoire de nos forêts


"Histoire des forêts françaises, de la Gaule chevelue à nos jours" , 
un nouveau livre qui vient de paraître en cette veille de Noël. Il sera disponible dès le 25 novembre 2019 et devrait compter et figurer dans les bibliothèques de tous nos amis forestiers ou amoureux de la nature.
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Les glaciers fondent, le niveau des océans monte ; face au réchauffement climatique et aux grandes évolutions du monde, les experts redécouvrent les bienfaits de la forêt et du bois et partout appellent au reboisement. L’homme réalise soudain qu’il a trop défriché, mais en France, depuis déjà deux siècles la forêt progresse. Les Français aiment leur forêt et naviguent entre réalité et  vision  romantique, telle celle des forêts de Brocéliande ou des Carnutes.

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Le Cours d’histoire des forêts françaises de Gustave Huffel, professé à l’Ecole des Eaux et Forêts de Nancy dans les années 1920, relate 2000 ans de l’histoire de nos forêts jusqu’à 1827, date du premier code forestier.  Il retrace l’évolution des essences, des surfaces, des modes de propriété, du droit et des usages des forêts et du bois. Toile de fond de l’Histoire de France, la forêt connut une alternance de périodes fastes, et d’autres beaucoup moins.
Jean-Marie Ballu et Georges-André Morin livrent une analyse de ce texte inédit, qu’ils enrichissent de commentaires apportant des éclaircissements utiles à la compréhension économique et politique de la forêt et du rôle de l’Etat. Ils le complètent pour la période de 1827 à aujourd’hui.
Ce livre, Histoire des forêts françaises, de la Gaule chevelue à nos jours, très largement illustré, expose des siècles d’histoire, en passant par les « Eaux et Forêts » jusqu’aux gestionnaires d’aujourd’hui. Il permet de comprendre comment la France a été progressivement défrichée en particulier au cours du haut Moyen Age et ce sous l’impulsion des moines pour nourrir une population croissante. Si chacun sait la réforme de Louis XIV et Colbert, que s'est-il passé sous les Mérovingiens puis sous les Carolingiens et nos rois successifs ? Que fit le clergé, alors le plus grand propriétaire ? Comment naquirent les forêts communales ? Enfin comment arrivèrent les vrais renaissances forestières de Louis XVIII-Charles X à de Gaulle. 
La connaissance de l’Histoire des forêts affine notre compréhension de la forêt, de son évolution et de sa composition actuelle, forêt qui nous fournit le bois, matière première indéfiniment renouvelable.

Les auteurs
Gustave Huffel, (1859-1935) fut professeur d’Histoire et d’Economie forestière à l’Ecole Nationale des Eaux et Forêts de Nancy, auteur de nombreux ouvrages et articles scientifiques.
Jean-Marie Ballu et Georges-André Morin sont ingénieurs généraux honoraires des Ponts des Eaux et des Forêts, auteurs de nombreux rapports, articles et livres.
Préface d'Emmanuel de Waresquiel, historien.

L'éditeur et le livre : Centre National de la Propriété Forestière, CNPF / IDF, 47 rue de Chaillot, 75116 Paris ; tel 01 47 20 68 39, ou par courriel francois.kuczynski@cnpf.fr    240 pages en couleurs, format 24x30. Labellisé PEFC.  Prix 37 €, disponible dans les grandes librairies ( ou sur commande au CNPF/IDF ; frais d'envoi 7,5 €.)

Pour mémoire : Jean-Marie Ballu a déjà été l'auteur de plusieurs livres sur l'histoire de nos forêts (pour plus de détails, voir en colonne de droite) :            
"Bois de Marine, les bateaux naissent en forêt" primé en 2001 par l'Académie de Marine,
"Bois de musique, la forêt berceau de l’harmonie", 2004 (éditions Gerfaut)
"Bois d'aviationsans le bois, l'aviation n'aurait jamais décollé", nov. 2013 (éditions IDFdoublement primé, prix du Livre aéronautique 2014 et Prix des Ailes 2014 (Toulouse, France Bleu),
"250 réponses aux questions des amoureux de la forêt", 2006, (éditions Gerfaut)
"L’Hermione, l’aventure de sa reconstruction" juin 2007, éditions Gerfaut réédité par Vagnon/Fleurus, primé en 2015 par l'Académie des sciences, arts et belles lettres de Bordeaux         [et sa version en anglais : "La Fayette’s, liberty ship of 1780, the reconstruction of the frigate Hermione" , 2011].


jeudi 7 novembre 2019

Yann Arthus-Bertrand au chevet de Notre-Dame de Paris. Restaurons en chêne sa charpente


Yann Arthus-Bertrand est venu le 24 octobre 2019, à l'Association Restaurons Notre Dame à l'invitation de son président, Pascal Jacob. 
Il est en effet devenu le parrain de cette association qui demande la reconstruction à l'identique, en chêne massif, de la charpente.
Pascal Jacob, Yann Arthus-Bertrand et Jean-Marie Ballu
Jean-Marie Ballu, l'un des neuf membres fondateurs de cette association, avait été chargé d'accueillir Yann Arthus-Bertand qui déclara être amoureux des forêts et du bois ; pour lui la reconstruction en bois de la charpente de Notre-Dame de Paris était "une évidence" !


Des débats de haute volée et une très belle assistance dans les salons de la mairie du Quatrième pour cette conférence autour de nombreux spécialistes techniques. Philippe Gourmain, expert forestier chargé par France Bois Forêt d'approvisionner le chantier avec les chênes offerts par les forestiers, est largement intervenu.
Il faudra attendre près d'un an pour connaitre l'état précis de la structure avant les prises de décisions sur la reconstruction.
Pour plus de renseignements, ci-dessous le lien d'accès au site de l'association "Restaurons Notre-Dame" ; il vous permet d'accéder aux photos et vidéos de cette manifestation ainsi qu'au dossier de presse : Conférence Restaurons Notre-Dame.

lundi 30 septembre 2019

Bois d'aviation à Toulouse au Festival Aérospatial des Etoiles et des Ailes. Les 5 et 6 octobre 2019

A l'invitation du Festival aérospatial des Etoiles et des Ailes à Toulouse Jean-Marie Ballu y sera à nouveau présent. Rendez-vous avec les auteurs et donc avec Jean-Marie Ballu  les samedi 5 et dimanche 6 octobre 2019 à la Cité de l'espace.


Il avait obtenu pour son livre "Bois d'aviation, sans le bois l'aviation n'aurait jamais décollé" à Toulouse le "Prix des Ailes" avec France Bleu.
Ce livre avait également obtenu à Paris "Le prix du livre aéronautique" des deux associations des "Vieilles Tiges" (les pilotes) et des "Vieilles Racines" (les mécaniciens aviation), ainsi que le "Label du Centenaire" de la Première Guerre mondiale, bien qu'un seul tiers de ce livre y soit consacré.
Il raconte en effet l'épopée des avions en bois et toile, depuis leur naissance à l'époque des "faucheurs de marguerites" qui "cassait du bois", juste avant la Première guerre mondiale, puis lors de la Seconde avec des avions très rapides, jusqu'à aujourd'hui où des avions de voltige sont toujours en bois ou bois et carbone.

vendredi 20 septembre 2019

Urgence climat et forêts, du Finistère à l'Amazonie. Brésil. GIEC. +7°. ONU sommet du 21 /23 sept. 2019

Survol de la vraie forêt primaire amazonienne intacte. 
Des forêts du "bout du monde", le Finistère, à celles de l'Amazonie. Reboisements à faire !   on se dirige vers +7°. Le budget du Ministère de la transition écologique et solidaire va être augmenté de 800 millions d'euros… Pour la planète, le plus urgent est l'arrêt de la  déforestation qui entraîne le déstockage énorme et brutal du carbone piégé dans la forêt et son sol. Ce n'est pas la forêt humide qui brûle au Brésil, il s'agit d'incendies volontaires sur les défrichements … et de plus la déforestation reprend ! 
Quant à la France, la surface forestière progresse mais sans être rajeunie et toujours sans fonds de reboisement ; il s'y prépare des trous de production à horizon de 30 ans.

Forestiers du Finistère : Une belle assistance le samedi 14 septembre 2019 à Châteauneuf du Faou, une centaine de personnes rassemblées par les propriétaires forestiers. Y assistaient également les représentants de la Chambre d'agriculture, de la Fédération des chasseurs et de l'Administration.
Jean-Marie Ballu y avait été invité pour une conférence sur la forêt française et son bois. Il rappela la nécessité de reprendre les plantations très utiles pour répondre aux importants besoins français et à l'urgence climatique...
Quant aux forestiers du Finistère, ils insistèrent sur les plantations d'épicéas de Sitka et de peupliers, très utilisés localement  mais en volumes actuels et futurs très insuffisants pour répondre à la demande.

Replantations : Après avoir évoqué la situation française et la nécessité de reprendre les plantations comme demandé mondialement par le GIEC, JM Ballu élargit la problématique à la protection des forêts tropicales humides. Il rappelle que le rapport Puech de 2009 comme le rapport le Guen de 2010 proposaient la création d'un Fonds de reboisement et d'adaptation au changement climatique (FRAC) . Il pourrait être alimenté par les entreprises, notamment de la construction, et les industriels concernés par la taxe carbone.

Défrichements devenues terres agricoles auxquels le feu est mis. Brésil.

Incendies en Amazonie : Le défrichement des forêts tropicales humides est catastrophique car près de 20 % des émissions des gaz à effet de serre anthropiques viennent de la déforestation. Il faut d'abord arrêter totalement le déboisement des forêts primaires puis envisager des reboisements dans les zones défrichées. Les jeunes plantations captent beaucoup plus de CO2 et fournissent de l'oxygène.
Après la COP de Copenhague et à la demande du Président de la République, le député du Finistère, Jacques le Guen, et Jean-Marie Ballu ont fait le tour des pays concernés. Au Brésil ils avaient été reçus par la Secrétaire d'Etat à la biodiversité et à la forêt et par le Ministre de la justice (voir "Protection des forêts tropicales et de leur biodiversité contre la dégradation et la déforestation", rapport du 12 octobre 2010 au Président de la République).
Zones défrichées pour le bétail sur la forêt primaire au fond. Brésil.
En 2010 le vent tournait, les politiques   reconnaissaient que la surface défrichée était devenue suffisante. Malheureusement le lobby agricole a repris le dessus  avec les défrichements. Certains des scientifiques et spécialistes concernés sont à nouveau menacés ou licenciés.
Aujourd'hui ce n'est pas la forêt "humide" qui brûle, mais les zones déjà défrichées, mal cultivées, s'épuisant, auxquelles les paysans mettent le feu pour les nettoyer et les étendre au profit du bétail ou des palmiers à huile. En Indonésie (Sumatra et Bornéo) le problème est bien voisin. 
Avec le Mercosur, le marché international achète ces produits agricoles de l'ex-forêt primaire, bœufs, huiles de palme, soja ; les Européens encouragent donc, sans parfois s'en rendre compte, la poursuite et la reprise des défrichements de la forêt primaire. 

+ 7 degrés et taxe Carbone : 
Les scientifiques français ont annoncé le 16 septembre que deux modèles pronostiquaient un réchauffement en fin du siècle atteignant près de 7 ° C et non plus les 2 ° des accords de Paris de 2015 ! 
Il faut vraiment agir ! Et le 17 septembre la Cour des Comptes évoque la taxe carbone. Oui elle a raison d'en reparler. Sans remonter à l'essai avorté de 2009, devenu une usine à gaz pour rembourser aux ruraux les sommes qui leurs étaient prélevées, il faudrait une taxe intelligente, fléchant l'utilisation des fonds vers des objectifs clairement climatiques, tels les plantations d'arbres demandées par le GIEC. Enfin il faudrait simultanément une taxe aux frontières pour éviter les concurrences déloyales et intégrer le coût carbone des transports lointains.

Alors arrêtons la déforestation et pour la planète, replantons des arbres ! Pensons-y au sommet pour le climat de l'ONU des 21 et 23 septembre 2019 à New-York.

Brésil : des pâtures pour bovins et de nouveaux défrichements sur la forêt primaire.